• Une ville de plaisirs

    Si Alaxis compte parmi les Cités les plus anciennes, si elle a longtemps été puissante et redoutée, elle ne joue plus aujourd'hui qu'un rôle de second plan.
    N'ayant pas eu nous-même l'occasion de visiter la ville, nous sommes obligés de nous en remettre aux documents dont nous disposons. Une courte description, surtout remarquable par la gêne qu'on y devine, est donnée dans le Carnet de voyage d'Eugen Robick : "Dès que j'atteignis Alaxis, séduit et intrigué par cette luxuriante architecture, je me mis en tête de rencontrer son maître d'oeuvre, le vénérable Paul Dufournet Horeau. Renvoyé de quartier en quartier, troublé par ce climat trop humide, égaré par les jeux et les plaisirs auxquels les Alaxiens semblent vouer un culte exclusif, je m'attardai dans cette ville plus longtemps qu'il n'était nécessaire. Malgré mes efforts, il me fut impossible de retrouver Horeau. Quelques années plus tard, j'appris qu'à l'époque de mon passage, l'architecte se mourait dans un lointain hospice, oublié de tous ceux dont il avait conçu le voluptueux séjour." Venu de l'austère Urbicande, le jeune homme ne pouvait qu'être bouleversé par cette cité légère, entièrement focalisée sur les trois carnavals qui faisaient et font encore sa réputation à travers tout le Continent. Alaxis a toujours été la ville de prédilection des aventuriers et des amants, des artistes et des joueurs. C'est dans une des salles de jeu du Palazzio que Stanislas Sainclair aurait, en une nuit, perdu le fruit de plusieurs années de labeur.

  • Le régime politique

    Alaxis est une des rares Cités obscures à privilégier un régime héréditaire. A l'époque de sa splendeur, la ville se caractérisait par un système politique particulièrement complexe, répartissant le pouvoir entre le Petit Collège, le Haut Collège et le Collège des Sages de façon à ménager les susceptibilités. Mais la consanguinité, la débauche et les luttes dynastiques entre la branche des Bandolini et celle des Cantorini ont peu à peu discrédité les Hiérarques, réduits à un rôle de pure figuration.
    Le désintérêt pour les questions politiques est aujourd'hui total chez les habitants d'Alaxis et le pouvoir réel se répartit entre les Maîtres du Négoce, les Mercantis et les Croupiers. En dépit des rumeurs qui évoquent des possibilités d'enrichissement rapide et facile, il est vivement déconseillé de se mêler de la vie des affaires : plumer les étrangers est le sport favori des Alaxiens.