Rêves de grandeur

Cette Cité est assurément la plus proche d'une ville de notre monde, puisque par bien des traits, Brüsel semble constituer une sorte de double de Bruxelles.

A l'origine, Brüsel n'était qu'une extension territoriale du grand port de Muhka ; seule une longue lutte et un début de guerre civile permirent à la ville, en l'an 690, d'accéder à l'indépendance. C'est là sans doute que doit être cherchée l'origine de l'inconsolable complexe d'infériorité dont souffrent les brüselois, complexe qui conduisit bientôt au rêve du Nouveau Brüsel.

En 710, le vingtième anniversaire de l'Indépendance est célébré de manière grandiose. La ville décide de lancer la construction du plus vaste édifice du Continent obscur : le Palais des Trois Pouvoirs, dont la responsabilité est confiée à Joseph Poelaert, grâce au soutien de son cousin, le Préfet Théodore Poelaert (les mauvaises langues insinuent que le nom même de Palais des Trois Pouvoirs aurait été choisi en fonction de ses initiales).


L'un des hauts lieux de la ville,
préservé par miracle lors de la "brüselisation".

En 736, l'élection d'Auguste Spanach à la tête du Conseil Echevinal ouvre l'ère des Grands Travaux. "Le recouvrement de la Senne, la démolition des bas quartiers et leur remplacement par des gratte-ciels, l'établissement d'un jonction entre la Station du Nord et celle du Midi, l'abandon des tramways au profit de lignes ferroviaires aériennes et souterraines ainsi que l'installation d'un gigantesque orduroduc constituent des mesures de première nécessité", déclare à qui veut l'entendre l'entrepreneur Freddy De Vrouw. Pour éviter tout gaspillage, il persuade les autorités de mettre en oeuvre tous ces projets de manière simultanée, et d'édifier en même temps les plus hauts gratte-ciel du Continent.