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La cité des plantes
L'histoire de Calvani est particulièrement curieuse. Rien ne semblait en effet prédisposer cette cité nordique à devenir un temple végétal. Mais sous l'impulsion de Jacob Canetti, ancien Contrôleur des Boues et Vidanges et grand amateur d'orchidées, la passion des plantes et des jardins a peu à peu modifié le visage de Calvani.
En 698, au lendemain des transformations de Brentano-Blossfeldtstad, les autorités de la petite république de Calvani décidèrent de répondre à leur façon à cet hommage à Blossfeldt qu'elles tenaient pour "un absolu contresens" : si on aimait les plantes, il ne fallait pas les figer dans la pierre, mais bien leur donner les moyens de s'épanouir.
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 | Un ensemble de serres gigantesques, enchâssées les unes dans les autres, fut édifié en moins de dix ans, suscitant un enthousiasme presque unanime. "Un rare alliage de démesure et de finesse, d'audace et de tradition, fait de Calvani la plus harmonieuse des cités du Continent", écrivait le jeune Robick dans son Carnet de voyage. |
L'économie elle-même se trouva remodelée, les industries textiles laissant la place au tourisme, à la viticulture et au maraîchage, et les billets de banque étant remplacés par des bois rares. Les serres ont également attiré un grand nombre de scientifiques, essentiellement des botanistes et des généticiens, qui s'efforcent depuis des années de recréer certaines des plantes représentées dans le livre Urformen der Kunst..

Le Muséum, au lendemain de la terrible tempête de 752.
Dans son "Rapport sur les Cités obscures", l'archiviste Isidore Louis a beaucoup exagéré les difficultés ultérieures de Calvani. Il est vrai que les serres furent plusieurs fois victimes des intempéries et que certains quartiers périphériques furent reconstruits de manière traditionnelle. Mais la ville a retrouvé aujourd'hui son atmosphère et demeure sans conteste l'une des plus agréables du Continent.
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