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Le Consortium Industriel Unique
Longtemps Mylos ne fut qu'une ville industrielle parmi bien d'autres, sans particularité bien remarquable. Mais après l'événement connu dans la ville sous le nom de Second Choc, le propriétaire d'une vaste entreprise métallurgique, Walther Schliwinsky, proposa aux autres dirigeants des Fabriques le principe du Consortium Industriel Unique.
Après la mort de Schliwinsky, Klaus von Rathen assura la direction du Consortium avec une incontestable autorité, imposant bientôt la Mise en Commun des Ressources Energétiques et l'Indéfectible Solidarité Patronale. Dès 725, les pouvoirs des autorités municipales n'étaient plus que symboliques et le Consortium pouvait régir à sa guise tous les aspects de la vie de la Cité.
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Même si les grands dons pianistiques de Kurt, le fils aîné de Klaus von Rathen, lui avaient valu une réputation véritablement interurbaine, son caractère instable et indécis conduisit finalement son père à préférer que ce soit sa fille Mary qui lui succède. En 757, après le décès prématuré de Klaus von Rathen, la jeune femme prit courageusement la tête du Consortium Industriel Unique. Les railleries allaient bon train, d'autant que l'adolescence agitée de celle qui, peu de temps auparavant, se faisait connaître sous des sobriquets comme "l'enfant penchée" ou "Lætitia la désaxée" n'incitait guère à la prendre au sérieux.
Mary von Rathen s'acquitta pourtant de cette tâche écrasante avec un rare doigté. Elle parvint à libéraliser le régime sans le faire tomber dans l'anarchie, permettant à Mylos de sortir de son isolement. Mais au bout de trois ans, la jeune dirigeante abandonnait l'ensemble de ses fonctions, remettant le pouvoir entre les mains des Mylosiens. Après quelques mois de confusion, l'Intendant Général Bratslawsky renversait l'Assemblée Ouvrière Unifiée, avec le soutien discret des autorités Sodrovno-voldaches. Il ne tardait pas à remettre la ville au pas, rétablissant plusieurs des règlements abolis par Mary.
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