DURAINE DE MONTIGNAC
Marie-Laure (PAULZEN Marie, dite)

Nul ne connaît le jour ou le lieu de sa naissance. Nul ne sait comment sa longue carrière a commencé. Mais on pense que vers 725 elle n’était encore que danseuse légère, sous le nom de Laura la Noire, dans les cabarets les plus dévêtus d’Alaxis. Marie Paulzen réussit en peu d’années une brillante reconversion dans une autre forme de spectacles. Devenue Marie-Laure Duraine de Montignac par la grâce d’un habile directeur de théâtre pâhrysien, elle s’impose d’abord dans une série de comédies, avant de connaître la gloire dans une des pièces les plus graves du répertoire obscur, La Mort d’Evguenia. Dès lors, elle inspire les passions les plus vives : c’est pour elle que le compositeur Dieter Dennis écrit le rôle de Cordelia dans La Sentence, à elle qu’il destine celui de Sophie dans Urbicande Opéra ; c’est pour elle aussi que Dimitri Elbasec et Jérôme Prestigiacomo écrivent certaines de leurs meilleures pièces. On lui a prêté une vie sentimentale aussi agitée que sa carrière : Michel Ardan, Auguste Spanach et Max Newman auraient compté parmi ses plus célèbres amants.